Cette voix...

 

 

Depuis mon coin obscur, un matin gris d'hiver,

J'observais l'horizon, et cette vie fatale.

Sur les eaux agitées, un voilier vogue vers,

Une terre bien connue : vers son pays natal...

 

Qu'en est-il de mon sort, moi, être solitaire?

Je n'ai guère où aller, personne pour m'accueillir.

Ni foyer, nis amis, pas un morceau de terre;

Moi, être invisible, je dois partir...

 

Le soleil s'incline, n'y est plus, le bateau.

Enfin, je me lèvre pour suivre ce navire,

Quand j'entends une voix, qui me dit ces doux mots :

"Je t'aime, et je ne te laisse jamais partir"...

 

 

Tahar Yettou, le  30 Janvier 2017

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